Noël, l’esprit des fêtes, l’amour, l’enfant Jésus… et ce sentiment de nostalgie qui en fait une période privilégiée des suicidaires.
La nostalgie donc de l’époque bénie des Diplomats, quand des petits jeunes de Harlem donnaient sa dernière fulgurance au rap New-Yorkais. Absurdes, géniaux, flamboyants… les Diplomats instauraient un mode de vie, une religion, sur de longs samples de soul choisis par les Heatmakerz.
Une manière d’affirmer que New-York n’était pas mort dans les twin towers , comme le fait Juelz Santana dans cette vidéo :
Une manière de montrer que le coeur du rap de New-York se trouvait aux pieds d’autres tours, au croisement de la 140éme et de Lenox. Quitte à amener ce lieu même sur scène pour le prouver.
Autre objet de nostalgie, Michael, qui n’a pas attendu sa mort pour espérer être regretté :
Les émotions, musique de l’âme… la voix parfaite pour la touche Diplomats. La superbe I wanna be where you are est ainsi samplée sur Did U miss me de Juelz.
Oui, vous nous manquez.
